Pourtant notre étoile nous envoie beaucoup plus d'énergie qu'à ses débuts, et a tendance à y aller de plus en plus fort. Ainsi, la Terre reçoit aujourd'hui un tiers d'énergie en plus qu'il y a 4 milliard d'années. Mais cette augmentation très lente, est imperceptible à l'échelle humaine. Depuis le début du XXe siècle, elle est de l'ordre de 0,15%, ce qui est trop faible pour expliquer le réchauffement actuel.
Les climatologues ont donc aussi examiné les humeurs ponctuelles du Soleil, dont on sait qu'elles ont bel et bien une influence sur le climat. Au XVIe siècle, les astronomese ont ainsi observé, soixante dix ans durant, une quasi- disparition des taches solaires à sa surface.
Conséquence: Une mini-ère glaciaire qui a cessé avec le retour de ces marques sombres à la surface de l'astre. Mais aujourd'hui, il n'y a rien du côté des taches solaires qui pourraient expliquer le réchauffement. Aussi, pour la plupart des scientifiques, le soleil est dans le rôle d'une vieille star qui perd de son aura face à une petite jeune qui monte: l'influence de ses humeurs sur le climat est peu à peu gommé par l'influence grandissante des gaz à effet de serre dans l'atmosphère.
