La banquise arctique n'avait jamais autant fondue en été.
Chaque année cette étendue de mer gelée se liquéfie en partie de mars à septembre avant de se reformer au cours de l'hiver suivant.
Le 17 aout dernier marquait cependant le début d'une déglaciation record: seul 5,26 millions de kilomètres carrés flottaient encore sur la mer arctique. Le dernier minimum avait été enregistré en septembre 2005 par les satellites de la Nasa.
La glace occupait déjà alors 5,32 millions de kilomètres carré. Les conditions d'ensoleillement exceptionnelles durant les mois de juin et de juillet semblent avoir accéléré le processus: la fonte est beaucoup plus rapide que l'avait prédit les modèles théorique confie Marc Selerreze du National Snow and Ice data center de l'université du colorado à Boulder qui souligne la très grande sensibilité du pôle aux changements climatiques, jusqu'alors les chercheurs pensaient que la disparition totale des glaces de mer durant l'été ne se produira pas avant 2070. Il revoit désormais son pronostic et annonce que cela pourrait bien arriver di'ic à 2030.
Or en réfléchissant, 80% des rayons du soleil les glaces de mer permettent de maintenir des températures très basses au pôle nord.
En leur absence, l'océan Arctique absorbe plus de chaleur ce qui pourrait affecter la circulation océanique et intensifier tempêtes et précipitations aux basses lattitudes
